Si l’on observe attentivement et longuement des nourrissons âgés de quelques jours, on voit que leur vie est partagée entre un état de pai...
Si l’on observe attentivement et longuement des nourrissons
âgés de quelques jours, on voit que leur vie est partagée entre un état de paix
et de sommeil et des périodes de tensions.
Suivant les enfants, ces périodes de tension sont plus au
moins soudaines, brutales, longues et fréquentes, mais tous sont incapables de
se soulager seuls et on les voit à cet égard complètement dépendants des
adultes qui les entourent.
Le sommeil du nourrisson nous communique une profonde
impression de paix. Tel on l’a posé, tel on le retrouve, couché sur le côté, avant-bras
et jambes fléchis, poings fermés.
Cette impression de calme, nous la recevons parfois aussi du nourrisson éveillé :
seule, l’ouverture des yeux témoigne qu’il ne dort pas.
Il reste, en effet, parfaitement immobile, le regard fixe, la respiration à peine perceptible.
Il reste, en effet, parfaitement immobile, le regard fixe, la respiration à peine perceptible.
Les quelques petits mouvements qu’il fait avec sa bouche ou
ses doigts ne suffisent pas à rompre l’impression générale de calme et d’immobilité.
Il donne l‘impression d’un état de demi conscience auquel s’ajoute souvent, plus ou moins vite, un caractère « d’extase bienheureuse » dont il est difficile de dire cependant si c’est là le sentiment du nouveau-né ou le sentiment de l’adulte qui le regarde.
Il donne l‘impression d’un état de demi conscience auquel s’ajoute souvent, plus ou moins vite, un caractère « d’extase bienheureuse » dont il est difficile de dire cependant si c’est là le sentiment du nouveau-né ou le sentiment de l’adulte qui le regarde.
Source : "Vie affective et problèmes familiaux de 0 à 2 ans"

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