Aujourd'hui, les conséquences physiologiques d'une consommation de télévision chez l'enfant de moins de 3 ans ne sont pas...
Aujourd'hui, les conséquences physiologiques d'une consommation de télévision chez l'enfant de moins de 3 ans ne sont pas mesurées. En revanche, plusieurs études américaines montrent que la télévision chez l'enfant de moins de 3 ans ne favorise pas le développement et même peut le ralentir.
Il faut bien distinguer ce qui se
passe avant 3 ans et ce qui se passe après 3 ans.
Avant 3 ans, les seules interactions
dont l'enfant profite sont les interactions en vis-à-vis avec un autre humain
ou avec les jouets qu'il manipule. La télévision n'apporte rien à l'enfant
parce qu'elle n'est jamais interactive.
En revanche, après 3 ans, le
problème est plus de cadrer la durée d'écran à une heure ou une heure et demie
par jour ; d'inviter l'enfant à choisir les programmes qu'il a vraiment envie
de voir ; et l'inviter à parler de ce qu'il voit pour créer des interactions
autour de ce qu'il a regardé.
Entre 3 et 5 ans, un enfant ne
bénéficie pas d'une consommation d'écran au-delà d'une heure ou une heure et
demie. Son attention ne peut pas être maintenue si longtemps.
A partir de 6 ans, deux heures par
jour sont bien suffisantes. Mais n'oublions pas qu'il s'agit de temps d'écran
qui doit prendre en compte le temps de télévision et le temps de console de
jeux. Si un enfant a deux heures d'écran par jour, il peut regarder deux heures
la télévision ou bien jouer deux heures aux jeux vidéo, mais il faut évidemment
éviter qu'il ait quatre heures en tout.
Il faut donc passer un contrat avec
l'enfant qui précise son temps d'écran et lui laisser l'aménager comme il veut
dans la journée et en fonction des supports. C'est une manière de l'inviter à
choisir et à exercer sa liberté.


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